Mes rituels de Noël

Ou, si vous préférez le titre plus racoleur, mais tout aussi vrai « Comment on fête Noël quand on n’a pas de famille agrandie ».

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Je vous ai apporté des chatons, parce que les fleurs c’est périssable (et que je sais pas où j’ai mises les photos du sapin)

Billet qui doit beaucoup à celui de Liz et celui de Shaya.

Petite précision avant la petite introduction pour mettre en contexte : je fais partie d’une merveilleuse petite famille de quatre, et je mesure ma chance. Nous ne sommes pas dans le schéma classique « la  famille Ricoré allongée avec les grands parents les oncles les tantes et les cousins » mais nous sommes ensemble.

Petite introduction (longue, en fait) pour mettre en contexte. Le Chap a perdu sa mère quand il était enfant. Son père a refait sa vie et maintient ses relations avec les enfants de sa première union au minimum, et fait Noël avec sa femme et leur fils de son côté.

En ce qui me concerne je n’ai plus de relation avec ce qui reste de ma famille ascendante (j’ai perdu mon père à 20 ans). Enfant, Noël était surtout une source d’angoisse, je revoyais tous mes cousins qui se connaissaient bien et je me sentais à part, et très mal. Puis ado, et jeune adulte, j’ai aimé puis idéalisé ces Noëls. Depuis cinq ans, je ne fête plus Noël là-bas, cela a coïncidé avec la naissance de ma Z, et donc avec mon arrivée en maternité. J’ai donc eu à concevoir Noël pour quelqu’un d’autre moment en même temps que j’étais privé de ces Noëls-là, qui longtemps sont restés « les vrais ».
Avant la naissance de Zoé, nous fêtions le Réveillon dans ma famille (la famille de mon père) et faisions un Noël a posteriori avec celle du Chap. Quand notre première-née est arrivée, nous avons fait son premier Noël avec la famille de son père, ce qui paraissait avoir plus de sens (je suis fille unique alors pour les oncles, tantes et cousine, c’est du côté du Chap que ça se passe), et j’ai espéré que ça lançait une dynamique pour les années suivantes.

Que nenni, les habitudes ou les non-habitudes ont repris le dessus, et nous avons passé les quatre Noëls suivants tous les trois. Avec beaucoup de difficultés de ma part, parce que j’avais l’impression de priver ma fille de quelque chose d’important, parce que Noël depuis que je suis toute petite est la fête de la famille agrandie et que nous étions trois. On a essayé, à mon initiative, des trucs et des machins, foiré pas mal de trucs, et puis petit à petit, j’ai trouvé notre façon de célébrer Noël (j’ai, parce le Chap s’en fout assez clairement, il dit oui et participe, mais ce n’est pas son truc.)

La première clé que j’ai découverte, c’est que Noël n’est pas un jour, c’est une période.  Je n’ai pas encore trouvé le tout qui fait sens, mais un rituel après l’autre, parce que pour moi c’est ça Noël, le temps des rituels, j’avance. Le ou les calendriers de l’Avent, un maison avec des bricoles et un avec des chocolats. Le sapin blanc, argent et rouge, avec plein de renards et une boule (ou quatre) de plus chaque année. Les Spritz de Boucledor pour ATD Quart-monde (cette année j’ai loupé le coche, alors j’ai fait mon petit don dans mon coin, sans passer par la case Spritz, et c’était important pour moi). Les bougies et la bougie aromatisée (cette année je voulais ressortir celle de l’an dernier, pas finie vue que je m’en sers uniquement à cette période, mais une bonne fée m’a fait un cadeau surprise). Les cadeaux pour les enfants, les emballages avec du doré. Relire les archives du blog de Boulet. Penser à un plat qui va mijoter longtemps, le jour J. Pendant ce temps, passer du temps sur la mare et envoyer de la douceur, à ceux qui y passent. Petit à petit je réapprends à aimer et à me réjouir de cette période, même si pour l’instant encore c’est davantage la préparation que le jour J que je savoure.

Et je suis incroyablement chanceuse. Je suis en sécurité, je vis dans un confort à la fois relatif et certain, et j’aime et suis aimée. L’année dernière, je concluais LT de la préparation de Noël à trois par « ce que j’ai ce Noël, et j’espère tellement que vous aussi, c’est la certitude d’être aimée ».

 

 

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Mes résolutions pour 2016, bilan

2016, au niveau mondial, me laisse sans voix. Démunie. Alors je rentre dans mon terrier, je me réchauffe, je me nourris, pour mieux revenir au monde, j’espère. Au grand Dehors avec ces frères et sœurs humaines qui souffrent, et à qui je saurai alors comment tendre la main.

Mon terrier, ce n’est pas un trou, c’est là où je me construis, où je grandis, petit à petit. Cet endroit dont le centre est mon nombril – pas comme le monde donc (ouf).

Je me rends bien compte que cette introduction sonne un peu comme des excuses (pour les quatre personnes qui lisent ce blog), c’est sans doute un peu ce qu’elle est, passons cependant à la suite.

Au mois de janvier, j’avais pris des résolutions, nous sommes en décembre, le temps du bilan est arrivé.

 

J’avais prévu

Un ou deux projets assez costauds (chronophages ou ambitieux)

Valider assez de mon master 2 pour imaginer le finir l’an prochain).

J’ai validé mon premier semestre (à part une UE), mis en pause le projet pour cette année, et je devrais reprendre et finir l’an prochain. Sans enthousiasme. Mais : check.

 Écrire une histoire pour enfants et la proposer à Timtimsia d’amour

Fait ! Et je l’aime beaucoup, ma petite histoire. J’espère qu’elle vous plaira aussi.

 

Des défis plus légers

Trouver mon mot-totem pour l’année (donc)

Mon mot totem pour 2016 fut indulgence. Il m’a été soufflé au lendemain de la naissance de K par une accompagnante à la naissance, et il est revenu à mes oreilles plusieurs fois. Ça a été l’indispensable de mon année, le mantra que je me soufflais quand je me sentais sur le point de craquer – et, plusieurs fois, ça n’en a pas été loin. Indulgence pour mon conjoint, pour Zoé*, pour moi, pour notre famille, pour nos amis. Pourquoi n’ai-je pas besoin d’invoquer l’indulgence pour Ava*, alors même qu’un bébé koala, qui tète jour et nuit toutes les deux heures maximum, c’est un tout petit peu épuisant ? Pourquoi ses besoins à elle me paraissent aller de soi (que je sois disponible pour les combler ou non au moment M), alors que ceux des autres, y compris moi, m’entravent si souvent ? Sans doute aurais-je à explorer ça l’année qui vient. (Mais je n’ai pas encore attrapé le mot, ou lui ne m’a pas cueillie, allez savoir.) C’était un bon mot totem, je vous le recommande.

Avoir re-couru au moins une fois d’ici la fin de l’année

Je suis retournée courir trois fois, je n’ai pas réussi à en reprendre l’habitude. Mais, d’abord, ça marche quand même ! Ensuite, j’ai quand même eu une année assez sportive puisque j’ai commencé Pilates et muscu en septembre, et qu’avant cela j’ai fait du Qi Qong presque tous les jours. J’aimerais bien me remettre à courir cependant, maintenant que j’ai perdu presque dix kilos, ça devrait de nouveau être agréable.

Apprendre à dessiner un renard

Ouais !

Bloguer plus souvent qu’en 2015 

5 en 2015, 14 (minimum, l’année n’est pas finie) en 2016

Consacrer un carnet à mon ailleurs professionnel, à avoir toujours sur moi

Ah ben non. Oublié.

Continuer le Bullet Journal qui est un outil qui me convient vraiment bien

Fait ! Avec des semaines où je le laisse, d’autres où je l’investis énormément. Et c’est bien comme ça.

Envoyer mon roman à au moins trois maisons d’édition.

Fait (et récolté un refus).

Cette année j’ai aussi réussi mon premier NaNoWriMo (j’en reparlerai !), commencé une formation d’accompagnante à la parentalité (ni bienveillante ni positive, juste à la parentalité), et puis fait quelques conneries et frôlé le burn-out une fois ou deux.

 

 

*C’est comme ça que je nommerai nos enfants ici, maintenant.