Bourguignon aux champignons (végétarien voire végétalien)

Je traduis (approximativement, ce n’est pas mon métier et je le fais entre deux autres trucs) la recette de smittenkitchen conseillée par Neigeolie, testée et approuvée par moi-même personnellement, le Chap et même la môme (qui s’est réveillée en demandant « Mais c’est quoi qui sent si bon ? ») (meilleure môme) (elle a goûté mais n’a pas été bouleversée en revanche). Ah oui j’ai commencé la recette à 8h du mat persuadée qu’il fallait que ça mijote longtemps, à 8h40 c’était prêt, mais ça se réchauffe très bien. J’ai fait ça avec des champignons basiques et un vin pas terrible et c’était déjà très bon, je l’envisage comme repas de fêtes en prenant une bonne bouteille et peut-être des champignons plus foufous.

La recette originale est végétarienne, mais remplacez le beurre par de l’huile d’olive et les pâtes aux œufs par des pâtes sans, oubliez la crème puisqu’on n’en a pas besoin et vous vlà bon pour une recette végétalienne.

Pour 4 personnes

2 cuillères à soupe d’huile d’olive (1 cuillère à soupe = 15 ml, va lire l’article d’OwiOwi pour tout comprendre)
2 cuillères à soupe de beurre (ben que voulez-vous faites comme vous le sentez)
1 kilo de champignons de portobello, taillées en 4 (le site conseille de mettre les pieds de côté pour une autre recette) (moi j’ai pris de bêtes champignons de Paris avec leurs pieds, mais je suis une rebelle)
Une demi-carotte émincée finement
Un petit oignon jaune (j’avais pas, j’ai pris rouge) émincé finement
2 têtes d’ail hachées
Une tasse pleine de vin rouge (alors tu peux retourner lire OwiOwi : 236 ml ça fait)
2 tasses de bouillon de légumes
2 cuillères à soupe de concentré de tomates (enfin moi j’ai mis du coulis)
1 cuillère à thé (5 ml) de feuilles de thym fraîches (ou la moitié en sec)
1 cuillère à soupe et demie de farine
1 tasse d’oignons grelots, épluchés (j’ai fait sans)
Des pâtes aux œufs (ou pas) pour servir
Crème fraîche et ciboulette hachée ou persil (optionnel) (pas mis et pas regretté)

Dans un faitout de taille moyenne, chauffez une cuillère à soupe d’huile et une autre de beurre (ou deux d’huile) à feu vif, ajoutez les champignons trois ou quatre minutes, jusqu’à qu’ils commencent à colorer sans relâcher d’eau, puis réservez-les.

A feu moyen, ajoutez l’autre cuillère d’huile d’olive, les carottes, l’oignon jaune, le thym, sel, poivre noir, pendant dix minutes en touillant de temps en temps, jusqu’à ce que les oignons brunissent très légèrement. Ajoutez l’ail et cuisez encore une minute.

Ajoutez le vin, faites ce que Neigeolie m’a traduit parce que je n’avais pas compris : bien mélanger et gratter pour qu’il n’y ait rien qui se colle, mettre le feu au maximum pour réduire le vin de moitié.

Ajoutez le concentré de tomate et le bouillon, puis les champignons que vous aviez réservés, jus compris, et une fois que tout ce frichti bout, réduisez la température pour que cela mijote pendant 20 minutes, ou jusqu’à ce que les champignons vous chantent Love me tender love me true but mostly tender. Ajoutez les oignons grelots et laissez mijoter encore cinq minutes.

Mélangez le beurre restant et la farine et ajoutez ce mélange au frichti. Baissez encore et laissez mijoter dix minutes de plus. Si la sauce est trop fluide, faites réduire tranquilou. Assaisonnez et servez avec les pâtes, la ciboulette ou le persil et éventuellement la crème (franchement la consistance est parfaitement crémeuse sans).

Voili voilou, régalez-vous.

 

Rentrer le bois

Aujourd’hui j’ai dû rattraper très vite une bourde, huit stères de bois fraîchement livrées qui bloquaient la mini-pelle, laquelle doit repartir creuser d’autres trous demain.

Sans l’urgence j’aurais pesté, attendu un meilleur moment, en somme j’aurais traîné, et cherché de l’aide. Là, pas le choix, c’était moi ou personne, maintenant ou jamais, et il fallait le faire, alors j’ai allumé la radio, mis mes habits de chantier et m’y suis mise. J’ai pensé à préparé le terrain, à mettre des gants, à placer des palettes : je n’ai oublié que de m’étirer le dos, je m’en voudrai demain. Une seule pause, pour manger une clémentine, même pas savourée, prise par l’angoisse de ne pas finir avant l’orage, avant la nuit. Pas le temps de désemparer, c’était jouable mais tout juste, alors j’ai continué, un peu émerveillée quand même que ça avance, jubilant presque par anticipation de la tête que ferait le Chapeauté, lui qui croyait la chose infaisable en moins de deux jours.

Ce soir j’ai le dos dolent, une main un peu gonflée, quelques faux mouvements en sont la cause. Il est bien possible que pour une fois j’ai des courbatures demain, moi qui n’en ai jamais.

Et devant la maison il y a un tas de bois, mal agencé, mais qui permet à la mini-pelle de passer.

Back dans les bacs

Encore une fois souhaiter retrouver le chemin d’ici, petit à petit.

L’entrée dans l’automne, la maison en travaux depuis cinq mois, les avancées et les emmerdes, les doutes toujours.

M’adressant à moi-même, j’oscille sans cesse entre « tu te débrouilles bien » et « quelle imposture tu es ».

Un sentiment de grande solitude m’empreigne, la plupart du temps. Pas complètement subie, pas vraiment choisie non plus. Celles et ceux, les rares, que je voudrais dans le quotidien de ma vie sont loin, à raison. Iels vivent la leur.

Demeurent l’amoureux, nos enfants, et un peu trop de poids parfois. Sur lui, sur moi. Pouvoir compter absolument l’un sur l’autre, mais seulement sur cette personne-là. Avant la virgule, on respire, après, on étouffe. Non ?

J’ai lu aujourd’hui « l’écriture sauve ». Je ne crois pas avoir besoin d’être sauvée, mais épaulée, oui. Alors je me prends par la main, doucement, et je m’emmène ici.

A bientôt, j’espère.