Ça ne marche déjà pas

Combien de temps on va continuer, parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre ?

Combien de temps à participer à l’horreur, parce que notre abstention laisserait la place à encore pire ?

Ça ne marche déjà pas. J’entends : c’est la faute des abstentionnistes, des électeurs FN, du PS, de l’UMP, des petits partis, de la gauche qui se divise. De ceux qui votent utile, qui votent sincère, ou blanc, ou nul, ou qui ne votent pas.

C’est la faute à l’absence d’alternatives, ou à ce qu’on imagine l’être, c’est la faute au mépris de classe, au manque de perspectives, à la pauvreté, au racisme, à la malhonnêteté des politiques, aux bisounours, au politiquement correct, aux attentats, aux trahisons de la gauche, à la FN-isation de la droite, aux jeunes qui sont dépolitisés, aux vieux communistes devenus anars, à la vie qui est comme elle est.

 

Ça ne marche déjà pas. Envie de prendre le large. Non l’exil, comme j’en vois le fantasme surgir un peu partout, un autre large, intérieur. Territoires d’outre-politique.

A vrai dire, je cherche encore (je cherche à nouveau) quelque chose qui fasse système et qui me donne de l’espoir.

 

« Augmentez votre poids spécifique », dit-il.

 

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