Végétarienne débutante #2 : les menus

Comme promis, voici la première semaine de menus végétariens. Je ne suis pas sûre d’en mettre d’autres avant un moment, car on est très routiniers en ce qui concerne la bouffe (on mange ce qu’on aime, et ça ne nous dérangerait pas de manger le même plat à chaque repas), donc on change avec les saisons essentiellement.

On prend dix minutes pour faire les menus le samedi avant le marché parce que ça nous fait économiser du temps et de l’énergie (« t’as une idée pour le repas de ce soir ? » a disparu de nos fins d’aprem, et ne nous manque pas), de l’argent (plus de gâchis), de la place (on achète exactement ce dont on a besoin, et pas « ce qu’on a fini et qu’il faut remplacer »). Après il est fréquent que des repas changent de place, voire qu’un s’annule et soit remplacé par des restes par exemple.

Il y a des jours à deux repas, et des jours à un seul, quand il n’y a que les adultes à la maison le midi et qu’ils se nourrissent de tartines.

Tous les repas sont accompagnés de crudités mais je ne le note pas à chaque fois. En dessert on a accès à : des fruits, des compotes, parfois des yaourts.

Les fajitas (qu’on appelle chez nous tortillas parce que c’est le nom de la galette) sont carnés pour les uns, et végé pour moi : avocat-tomate-concombre-yaourt-épices.

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Voilà, mangez bien !

Végétarienne débutante #1

Y a plein de billets #1 dans ce blog, c’est parce que je suis pleine d’entrain, dirons-nous.

J’entame cette série (qui avec un peu de chance en sera vraiment une) parce que ça fait plaisir à FloBoucled’Or (et à moi aussi, évidemment). Je ne vais pas y parler des raisons pour lesquelles cette décision est la mienne, juste de ma façon de faire (mes menus, mes courses, ces trucs-là).

Aujourd’hui j’ai 36 ans et je me suis demandée ce que je me souhaitais pour cette année. Mes cerveaux (le ciboulot et les tripes) ont immédiatement produit deux réponses, à croire qu’elles attendaient en coulisses depuis un moment : devenir végétarienne et reprendre mon vélo. Dont actes.

Je vais donc arrêter de manger des animaux (poissons compris), en revanche je ne vais pas pour l’instant devenir végétalienne (donc je vais continuer à consommer produits laitiers, œufs et miel, en gros), donc pas besoin de me prendre le chou sur les protéines ou le complément alimentaire (sachez que la prise de chou, si l’option végétalienne vous intéresse, est minimale et ne devrait pas vous décourager).

Je mange déjà relativement peu de viande (= pas à tous les repas mais plusieurs fois par semaine quand même), néanmoins c’est un changement conséquent. Je suis pour l’instant la seule de la famille à devenir végétarienne : le Chap et les deux mômes continueront à consommer de la viande, mais sans doute moins.

C’est surtout le Chap qui cuisine, nous établissons les menus pour la semaine et faisons les courses le samedi. On a aussi un potager. Rendez-vous donc demain pour pour la première semaine de menus végé friendly !

Pour la vie sociale (ie la cantine et les restos) ça peut être plus difficile puisque nous vivons dans une cambrousse à tradition charcutale élevée.

En attendant, ce soir c’est fête et on a commandé des pizzas : une végé sans poivrons (et hélas sans cœur d’artichaut, je suis tombée sur la seule pizzeria de France qui n’en met pas dans sa végé), une trois fromages et une que je ne mangerai pas.

Je ne sais pas si ça se sent à la lecture, mais je suis joyeuse de ma décision !

Bon appétit !

Un corps sur mesure

Depuis quelques mois, je me suis mise à la couture, et sans que je l’ai anticipé (mais youpi !),  mon rapport à mon corps s’en est trouvé amélioré.

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Couture en conditions extrêmes

J’ai la chance d’avoir toujours pu m’habiller dans des tailles qu’on trouve facilement, même si j’ai énormément varié au cours des dernières années. Je n’ai jamais eu à subir la grossophobie, juste l’injonction au corps parfait (comme s’il existait des corps imparfaits, soit dit en passant). Je me retrouve souvent entre deux tailles, avec des vêtements qui tombent mal ou qui me boudinent, ou les deux (team bon bidon et jambes fines).

La palme du moment désagréable (j’en parle avec légèreté, mais à l’époque j’en ai chialé, il doit d’ailleurs y avoir un billet sur le sujet qui traîne ici) revenant à l’essayage, entre mes deux grossesses, de soutien-gorges dont aucun ne m’allait (team dos large et petits seins, aussi), la vendeuse énervée finissant par déclarer que « ma taille n’existait pas ». J’étais devant elle, mes seins pas du tout inexistants à l’air et sous son nez, avec leur taille et leur forme spécifiques en démonstration sous ses yeux, mais j’avais tort de ne pas me conformer aux bouts de tissus qu’elle vendait – pas l’inverse.

Et ça, voyez, vous, ce n’est pas une chose qui risque de m’arriver en couture.

Je fais pour moi des modèles tout simples, surtout des jupes. Je prends mes mesures à chaque fois parce que j’oublie de les noter.

Je ne me range plus dans une catégorie qui me va plus ou moins, j’ai un chiffre non rattaché à une représentation, à un jugement (positif ou négatif) : 76. 105. 36.  A la fin, si je ne me suis pas loupée (et que j’ai mis du biais doré), le vêtement me va parfaitement, et je suis incapable de dire à quelle taille standard il correspond.

Et ça, entre autres choses survenues cette année (une frange – perdre du poids, hé oui – me tatouer – faire du qi qong presque tous les jours), ça me rend beaucoup moins critique avec mon corps.

Sur le sujet, cet article est dans mes favoris pour toujours. On peut aussi lire « Un corps parfait » de Eve Ensler (oui, qui a écrit Les Monologues du vagin »).

 

Les pleurs de l’enfant qui vient d’être heureux

Un matin comme peu d’autres, les enfants levées, embrassées, nourries, habillées, parties avec leur père, la maison toute à moi pour une demi-heure avant l’arrivée de mon covoiturage.

Café. Musique. Et ce temps si précieux, ni assez long pour le déplier ni suffisamment court pour le traiter par-dessus la jambe, payer trois factures tweeter deux conneries laver trop d’assiettes.

Revenir ici et reprendre le fil de ce qui me tient à cœur.

Hier, Zé a pleuré.

Le Chap donnait un bain à Ava, la petite sœur si accaparante, et fatiguée, je m’étais allongée avec un livre, dans le lit parental. Une petite souris est venue me rejoindre, un peu étonnée d’être bienvenue je crois. J’avais rechargé mes batteries avec deux heures entre adultes le matin même, et je ne me sentais envahie, comme cela m’arrive, par l’enfant qui interrompt un moment de solitude. On a ri, on a parlé, on s’est câlinées, retrouvant avec bonheur une complicité, une évidence que je croyais perdues avec la naissance de Ava il y a bientôt un an et demi.

Au bout de vingt minutes, le Chap et Ava sortent de la salle de bain, cette dernière me réclame. J’explique à Zé que dans un petit moment, Ava nous rejoindra ou j’irai moi, la rejoindre. Zé, d’habitude très compréhensive avec sa sœur, refuse, d’abord en riant, et finalement en pleurant. Malgré mes promesses de prendre plus souvent des moments comme celui-là, de revenir la voir dès la fin de la tétée, elle pleure, quasi en silence, ce qui est d’autant plus impressionnant.

Et c’est bien. Ce n’est pas confortable, mais c’est bien.

Comme quand on croit qu’on n’a pas soif et que finalement, on ne s’arrête pas avant d’avoir bu le verre d’eau en entier. Comme quand on a les larmes aux yeux de quitter un ami après un week-end alors qu’on ne l’avait pas vu depuis deux ans et qu’on ne se rendait pas compte qu’il nous manquait.

Elle a eu accès à son besoin, et n’a pas pu le combler entièrement, mais maintenant nous savons tous les deux qu’il est là. On va pouvoir en prendre soin. Je vais pouvoir l’aider à l’exprimer.

Pleurer n’est pas forcément mauvais signe. C’est « juste » un signe (ou un signal). Je vais écouter.

Éduquer sans punir, première anecdote

J’ai décidé de raconter ici mes petites anecdotes autour de l’éducation sans punition, que nous pratiquons depuis que Zoé est née (donc 5 ans, si on veut). Selon les définitions, on ne punit pas du tout ou si, parce qu’il nous arrive de « l’envoyer se calmer dans sa chambre » (c’est parfois une obligation, parfois une proposition, ce n’est jamais censé être désagréable).

Je n’ai ni le temps ni l’énergie pour le moment de faire un billet sur le pourquoi du comment, ça viendra un jour. En gros, on trouve que punir c’est contre-productif, que ça mobilise trop d’énergie et que ça nous rend moins heureux que d’essayer de faire autrement.

Place à l’anecdote du jour.

Moi, devant l’immense table basse surencombrée par des feutres des ciseaux des papiers des crayons des livres et j’en passe.

« Zoé, tu ranges la table s’il te plaît.

_ Non, je veux pas ranger cette fois, je suis fatiguée

_ Bon, si tu es fatiguée, je t’aide, on fait ensemble.

_ Non, tu fais toute seule, je suis trop fatiguée et puis je veux jouer.

Je commence à être un peu outrée …

_ Si tu es trop fatiguée pour ranger, tu vas te reposer dans ta chambre, pas jouer.

_ Non, je ne veux pas ranger, je range tout le temps !

_ Quand on dérange, on range après, Zoé, c’est normal. Tu veux ranger un peu plus tard ?

_ Oui ! Beaucoup plus tard ! En fait … jamais !

Je commence à voir rouge.

_ Ah si, Zoé, ce n’est pas à moi de ranger tes affaires, je ne suis pas d’accord. Tu vas ranger.

L’enfant, qui commence à choper le truc du gagnant-gagnant, à coup de « le parent expose le problème, et propose qu’on cherche une solution à coup de « qu’est-ce qu’on pourrait bien faire ? » :

_ Maman, ce que je te propose, c’est que toi, tu ranges, et moi, en échange, je fais la vaisselle. »

Ma première impulsion, c’est de dire NON. Je veux être obéie, et j’ai l’impression qu’elle s’en sort à bon compte, puisqu’elle adore faire la vaisselle, et que c’est plus un jeu pour elle. Mais j’ai appris à reconnaître en moi cette petite voix qui veut dominer, et je gagne du temps.

_Je vais réfléchir une minute, poulpette. (…) »

Quels sont mes objectifs ? Je veux que la table soit rangée ET que ma fille participe à la vie de la maison, à la mesure de ses moyens. Ranger la table va me prendre une minute, laver la vaisselle va lui en prendre dix (fendardes).

_ Ça marche, Zoé. Tu fais la vaisselle et moi je range la table basse.

_ OUAIS !!! Je vais la faire tout de suite ! »

Win-win, you won.

Mes rituels de Noël

Ou, si vous préférez le titre plus racoleur, mais tout aussi vrai « Comment on fête Noël quand on n’a pas de famille agrandie ».

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Je vous ai apporté des chatons, parce que les fleurs c’est périssable (et que je sais pas où j’ai mises les photos du sapin)

Billet qui doit beaucoup à celui de Liz et celui de Shaya.

Petite précision avant la petite introduction pour mettre en contexte : je fais partie d’une merveilleuse petite famille de quatre, et je mesure ma chance. Nous ne sommes pas dans le schéma classique « la  famille Ricoré allongée avec les grands parents les oncles les tantes et les cousins » mais nous sommes ensemble.

Petite introduction (longue, en fait) pour mettre en contexte. Le Chap a perdu sa mère quand il était enfant. Son père a refait sa vie et maintient ses relations avec les enfants de sa première union au minimum, et fait Noël avec sa femme et leur fils de son côté.

En ce qui me concerne je n’ai plus de relation avec ce qui reste de ma famille ascendante (j’ai perdu mon père à 20 ans). Enfant, Noël était surtout une source d’angoisse, je revoyais tous mes cousins qui se connaissaient bien et je me sentais à part, et très mal. Puis ado, et jeune adulte, j’ai aimé puis idéalisé ces Noëls. Depuis cinq ans, je ne fête plus Noël là-bas, cela a coïncidé avec la naissance de ma Z, et donc avec mon arrivée en maternité. J’ai donc eu à concevoir Noël pour quelqu’un d’autre moment en même temps que j’étais privé de ces Noëls-là, qui longtemps sont restés « les vrais ».
Avant la naissance de Zoé, nous fêtions le Réveillon dans ma famille (la famille de mon père) et faisions un Noël a posteriori avec celle du Chap. Quand notre première-née est arrivée, nous avons fait son premier Noël avec la famille de son père, ce qui paraissait avoir plus de sens (je suis fille unique alors pour les oncles, tantes et cousine, c’est du côté du Chap que ça se passe), et j’ai espéré que ça lançait une dynamique pour les années suivantes.

Que nenni, les habitudes ou les non-habitudes ont repris le dessus, et nous avons passé les quatre Noëls suivants tous les trois. Avec beaucoup de difficultés de ma part, parce que j’avais l’impression de priver ma fille de quelque chose d’important, parce que Noël depuis que je suis toute petite est la fête de la famille agrandie et que nous étions trois. On a essayé, à mon initiative, des trucs et des machins, foiré pas mal de trucs, et puis petit à petit, j’ai trouvé notre façon de célébrer Noël (j’ai, parce le Chap s’en fout assez clairement, il dit oui et participe, mais ce n’est pas son truc.)

La première clé que j’ai découverte, c’est que Noël n’est pas un jour, c’est une période.  Je n’ai pas encore trouvé le tout qui fait sens, mais un rituel après l’autre, parce que pour moi c’est ça Noël, le temps des rituels, j’avance. Le ou les calendriers de l’Avent, un maison avec des bricoles et un avec des chocolats. Le sapin blanc, argent et rouge, avec plein de renards et une boule (ou quatre) de plus chaque année. Les Spritz de Boucledor pour ATD Quart-monde (cette année j’ai loupé le coche, alors j’ai fait mon petit don dans mon coin, sans passer par la case Spritz, et c’était important pour moi). Les bougies et la bougie aromatisée (cette année je voulais ressortir celle de l’an dernier, pas finie vue que je m’en sers uniquement à cette période, mais une bonne fée m’a fait un cadeau surprise). Les cadeaux pour les enfants, les emballages avec du doré. Relire les archives du blog de Boulet. Penser à un plat qui va mijoter longtemps, le jour J. Pendant ce temps, passer du temps sur la mare et envoyer de la douceur, à ceux qui y passent. Petit à petit je réapprends à aimer et à me réjouir de cette période, même si pour l’instant encore c’est davantage la préparation que le jour J que je savoure.

Et je suis incroyablement chanceuse. Je suis en sécurité, je vis dans un confort à la fois relatif et certain, et j’aime et suis aimée. L’année dernière, je concluais LT de la préparation de Noël à trois par « ce que j’ai ce Noël, et j’espère tellement que vous aussi, c’est la certitude d’être aimée ».

 

 

Mes résolutions pour 2016, bilan

2016, au niveau mondial, me laisse sans voix. Démunie. Alors je rentre dans mon terrier, je me réchauffe, je me nourris, pour mieux revenir au monde, j’espère. Au grand Dehors avec ces frères et sœurs humaines qui souffrent, et à qui je saurai alors comment tendre la main.

Mon terrier, ce n’est pas un trou, c’est là où je me construis, où je grandis, petit à petit. Cet endroit dont le centre est mon nombril – pas comme le monde donc (ouf).

Je me rends bien compte que cette introduction sonne un peu comme des excuses (pour les quatre personnes qui lisent ce blog), c’est sans doute un peu ce qu’elle est, passons cependant à la suite.

Au mois de janvier, j’avais pris des résolutions, nous sommes en décembre, le temps du bilan est arrivé.

 

J’avais prévu

Un ou deux projets assez costauds (chronophages ou ambitieux)

Valider assez de mon master 2 pour imaginer le finir l’an prochain).

J’ai validé mon premier semestre (à part une UE), mis en pause le projet pour cette année, et je devrais reprendre et finir l’an prochain. Sans enthousiasme. Mais : check.

 Écrire une histoire pour enfants et la proposer à Timtimsia d’amour

Fait ! Et je l’aime beaucoup, ma petite histoire. J’espère qu’elle vous plaira aussi.

 

Des défis plus légers

Trouver mon mot-totem pour l’année (donc)

Mon mot totem pour 2016 fut indulgence. Il m’a été soufflé au lendemain de la naissance de K par une accompagnante à la naissance, et il est revenu à mes oreilles plusieurs fois. Ça a été l’indispensable de mon année, le mantra que je me soufflais quand je me sentais sur le point de craquer – et, plusieurs fois, ça n’en a pas été loin. Indulgence pour mon conjoint, pour Zoé*, pour moi, pour notre famille, pour nos amis. Pourquoi n’ai-je pas besoin d’invoquer l’indulgence pour Ava*, alors même qu’un bébé koala, qui tète jour et nuit toutes les deux heures maximum, c’est un tout petit peu épuisant ? Pourquoi ses besoins à elle me paraissent aller de soi (que je sois disponible pour les combler ou non au moment M), alors que ceux des autres, y compris moi, m’entravent si souvent ? Sans doute aurais-je à explorer ça l’année qui vient. (Mais je n’ai pas encore attrapé le mot, ou lui ne m’a pas cueillie, allez savoir.) C’était un bon mot totem, je vous le recommande.

Avoir re-couru au moins une fois d’ici la fin de l’année

Je suis retournée courir trois fois, je n’ai pas réussi à en reprendre l’habitude. Mais, d’abord, ça marche quand même ! Ensuite, j’ai quand même eu une année assez sportive puisque j’ai commencé Pilates et muscu en septembre, et qu’avant cela j’ai fait du Qi Qong presque tous les jours. J’aimerais bien me remettre à courir cependant, maintenant que j’ai perdu presque dix kilos, ça devrait de nouveau être agréable.

Apprendre à dessiner un renard

Ouais !

Bloguer plus souvent qu’en 2015 

5 en 2015, 14 (minimum, l’année n’est pas finie) en 2016

Consacrer un carnet à mon ailleurs professionnel, à avoir toujours sur moi

Ah ben non. Oublié.

Continuer le Bullet Journal qui est un outil qui me convient vraiment bien

Fait ! Avec des semaines où je le laisse, d’autres où je l’investis énormément. Et c’est bien comme ça.

Envoyer mon roman à au moins trois maisons d’édition.

Fait (et récolté un refus).

Cette année j’ai aussi réussi mon premier NaNoWriMo (j’en reparlerai !), commencé une formation d’accompagnante à la parentalité (ni bienveillante ni positive, juste à la parentalité), et puis fait quelques conneries et frôlé le burn-out une fois ou deux.

 

 

*C’est comme ça que je nommerai nos enfants ici, maintenant.

El Nano

Comme je n’arrive pas à trouver le temps pour

  • corriger mon roman (mais j’ai trouvé de l’aide et ça va un peu mieux)
  • écrire les nouvelles qui me viennent
  • publier ici
  • répondre aux commentaires ici toujours
  • participer au projet Maternités féministes (blog et compte twitter que je vous invite à suivre, ami-e-s et allié-e-s)

Comme ma vie, aujourd’hui, c’est des nuits très entrecoupées préparer à manger donner le sein moucher des narines qui ne savent pas encore souffler sur commande ranger le salon attraper des petites mains et courir courir (avec un peu de chance dans le sable) chiner avec un seul bras de libre aller au travail et essayer de faire en 21h ce que je devrais faire en 30 ranger le salon ranger la cuisine jouer aux dominos grignoter alors que j’aurais besoin de dormir mais à défaut je mange (gras sucré salé) cuisiner ramasser des jouets mettre du linge au sale accompagner aux toilettes rire rire rire avec un bébé jovial rester à lire dans la voiture parce qu’elle s’y est enfin endormie prendre des cafés avec des copines assise au sol à côté du bébé regarder une série en donnant le sein ramasser des jouets jeter du papier froissé fouiller dans la poubelle parce qu’en fait c’était un dessin très précieux lire entre 3 et 5 du mat quand j’ai renoncé à me rendormir vite ranger le linge geeker (parcourir mes mails twitter et insta sans avoir la possibilité d’y répondre) en donnant le sein, aller au parc, poser le bébé dans l’herbe sans le quitter des yeux sauf pour admirer la môme (maman regarde !!! je fais un truc !!!) ranger le salon élever la voix trop souvent consoler un deux trois quatre chagrins (dont certains que j’ai causés) préparer des menus faire des courses inviter un copain de la môme faire des sablés avec elles chanter Les cafards ont le cafard parce que personne ne les ai-ai-ai-aime Levés tôt couchés tard les cafards ont pas la flemme me coucher bien plus tôt que les cafards dire qu’il faudrait que je mange plus de légumes aller à la médiathèque emprunter des livres de cuisine végé mettre l’eau à bouillir pour les pâtes donner un verre d’eau un goûter de la vitamine D du gel pour les dents du gel pour les coups de l’huile essentielle contre les puces ranger le salon tenir compagnie aux toilettes poser le bébé pour prendre la môme dans les bras.

Comme là-dedans je ne retrouve qu’une partie de celle que je suis, comme j’ai du mal à grappiller ce qu’il faudrait de temps pour l’écriture, je me suis lancé un défi : ce mois-ci, et pour la première fois, je me suis inscrite au NaNoWriMo. Vous trouverez tout ce qu’il faut de descriptifs ailleurs, et par des gens qui l’ont déjà pratiqué, mais en deux mots : au mois de Novembre, je vais écrire 50000 mots (or die trying) (façon de parler). Autrement dit, ce mois-ci, ma priorité absolue, ce sera d’écrire.

Je sais à quoi ça ressemble : comme je ne trouve pas le temps de lire un livre par mois, je me suis promis d’en lire un par jour. Comme j’ai du mal à marcher, je vais courir un marathon. C’est un peu l’idée : l’électrochoc pour rétablir une priorité dans ma vie. Pendant les 30 jours à venir, ma priorité absolue sera d’écrire. Évidemment, l’expression « priorité absolue », quand on a un ou (pire !) des enfants, et incidemment un travail, ressemble à une vaste blague.

N’empêche. J’essaie. Je suis là, avec une trame, avec mon engagement, avec mes équipiers (le Chap, la môme, la bébé), et j’essaie.

Tout doucement

Tu as eu six mois il y a trois jours.

Tout le monde te dit encore combien tu ressembles à ta grande sœur et pourtant, tu es tellement toi.

Tes yeux ne seront pas bleus mais nous n’en savons pas plus, un jour verts, un jour noisettes, souvent gris.

Tu souris presque tout le temps, et quand tu es heureuse – de voir ta grande sœur le chat ton papa – tu agites les bras en jetant tout ton corps en avant.

Tu veux être face au monde et debout, et depuis tout à l’heure tu acceptes d’être assise.

Tu me réveilles souvent la nuit mais toi tu restes endormie, tu réclames juste les bras ou le sein en dormant.

 

Dans ce monde fou où nous avons choisi de t’inviter, la pure justesse de ton existence m’apaise un peu.

Je suis si heureuse, K, Z,, de nous 4. Merci encore à vous deux.

Et merde j’ai pas blogué en avril

Alors que ce mois de mai commence sous le doux parfum des gaz lacrymo que les fils de rhododendrons du gouvernement croient bon d’envoyer sur des manifestants lors de la traditionnelle manif-tranquille-et-familiale-du-premier-mai, ce que je ne commenterai pas sauf à dire que les ordures sont mieux au compost qu’en politique, je m’aperçois, et d’une, que je n’ai pas blogué en avril, et de deux, qu’en même temps j’ai des trucs à dire, et de trois pas tant que ça et que ça va être décousu. (C’était la première phrase).

 

Alors je me suis dit, m’en fous, vais faire comme en 2003 et raconter des petits bouts de ma vie sur mon blog, sans essayer de vendre (ça n’a jamais été le genre de la maison) ni de défendre quoi que ce soit.

Et comme on est au tiers de l’année (bordel) (les années passent de plus en plus vite au fur et à mesure que l’on vieillit paraît-il, et le mitan de notre vie subjectivement vécue serait autour des 20 ans) (PAF !), je vais faire un bilan des mes bonnes non-résolutions (comme ça c’est normal que ce soit décousu, tu vois ?).

Munster2 : bon ben. J’ai lâché l’affaire à la naissance de K, pour d’assez bonnes et d’excellentes raisons. Je finirai l’an prochain (j’espère). Je sais sur quoi je veux faire mon mémoire, et j’ai validé tout le premier semestre (sauf ce qui est lié au mémoire, donc).

Écriture : j’ai écrit une histoire pour enfants et je l’ai proposée à Timtimsia d’amour. A suivre …

Mot-totem pour l’année : indulgence. Pas besoin de détailler, si ?

Course : j’espérais m’y remettre dès le printemps, pari tenu, j’ai couru trois fois cette semaine (reprise en douceur : 10, 20, 30 minutes) et c’est tellement bon (il y a une partie de moi plus jeune qui m’observe, absolument incrédule, en train d’écrire ça. Et pourtant c’est vrai).

Dessiner un renard, pas encore.

Bloguer plus souvent qu’en 2015, c’est fait (c’était pas dur mais c’est fait).

Consacrer un carnet à mon ailleurs professionnel, à avoir toujours sur moi : non mais mes idées se sont bien éclaircies à ce sujet.

Bullet Journal : oui oui oui mais parfois pas et c’est très bien comme ça.

Envoyer mon roman à au moins trois maisons d’édition : alors là … rien nothing wallou. Je bloque, mes petits amis, parce que voyez-vous, il pourrait être lu.

Tout cela est encourageant et je mesure l’importance que cela eu, pour moi, de prendre le temps d’écrire ces quelques projets pour ensuite y consacrer du temps et de l’énergie, comme si j’avais ainsi tracé un sillon, très léger mais qui guide néanmoins, qui facilite.

Rappelez-moi de vous parler de K.

J’espère que vous allez bien et que les gaz vous ont pas trop niqué les yeux.